Forteresse digitale – Dan Brown

Forteresse digitale est une petite lecture rapide de fin d’été, qui se trouvait sur mon chemin. Lorsque je l’ai vue, je me suis dit : pourquoi pas? Après tout, ma liste de BAL est tellement longue que je ne suis pas à un ou deux livres près. Donc, je me suis attaquée à ce roman qui est, ai-je appris par la suite, le premier de Dan Brown.

L’histoire :

Lorsque le super-ordinateur de décryptage de la NSA ne parvient pas à déchiffrer un code, l’agence appelle à la rescousse sa cryptanalyste en chef, Susan Fletcher, une belle et brillante mathématicienne. Ce que va découvrir Susan ébranle tous les échelons du pouvoir : la NSA est prise en otage – non sous la menace d’une arme ou d’une bombe, mais par un système de cryptage inviolable qui, s’il était mis sur le marché, pulvériserait tout le renseignement américain ! Prise dans un tourbillon de secrets et de faux-semblants, Susan se bat pour sortir l’agence de ce piège. Trahie de tous côtés, il ne s’agit bientôt plus seulement pour elle, de défendre son pays mais de sauver sa propre vie, ainsi que celle de l’homme qu’elle aime.

Susan Fletcher pensait que son week-end allait être romantique à souhait : elle devait partir avec son fiancé David Becker dans un cottage de charme et roucouler en paix à ses côtés. Mais tous ses plans sont bouleversés quand elle se réveille seule dans le lit et que par-dessus le marché, son supérieur, Trevor Strathmore, l’appelle pour une urgence.  Le week-end de rêve tombe à l’eau et Susan se voit contrainte de se rendre sur son lieu de travail : la National Security Agency. Elle se trouve face à une crise sans précédent : l’ordinateur spécialisé dans le décodage, TRANSLTR, tourne en boucle depuis 15h. Il essaie de déchiffrer un code incassable : Digital Fortress. Quant à David, le fiancé de Susan, il est en Espagne. Il y a été envoyé par Strathmore afin de récupérer la bague d’Ensei Tankado, le créateur de Digital Fortress, bague sur laquelle serait gravée la clé qui permettrait de casser le code et de sauver le TRANSLTR. Mais un tueur est à ses trousses, bien déterminé à prendre la bague lui aussi, et David se rend compte que ce qu’il pensait être un simple aller-retour va se transformer en course de survie.

Hmm… Pourquoi pas :

Si le roman se laisse lire facilement, il n’est pas d’un suspens insoutenable pour le thriller qu’il est sensé être. Le personnage de Susan est stéréotypé : une scientifique, belle, intelligente, qui trouve les solutions à tout sauf à l’énigme la plus simple du roman (dont j’avais la réponse avant les personnages, je devrais postuler à la NSA) et dont tous les mâles du roman ou presque sont amoureux. Les autres personnages sont assez stéréotypés aussi, et on tombe vite dans les clichés auxquels on est habitué, encore plus dans les romans de Dan Brown (le traître qui n’en est pas un, l’ami qui n’en est pas un, le méchant qui n’en est pas un, le gentil qui est trop gentil, etc).

Ceci dit, ce n’est pas non plus un roman désagréable et il se lit jusqu’au bout sans problème. On retrouve les recherches amusantes de l’auteur et son goût prononcé pour les casse-têtes et énigmes en tout genre, ce qui permet de jouer avec les personnages pour essayer de comprendre et déchiffrer les messages codés. Forteresse Digitale n’est donc pas le meilleur roman de Dan Brown et j’ai largement préféré le Da Vinci Code, qui était beaucoup plus travaillé tant au niveau scénario qu’au niveau intrigue et suspens.

Les premières lignes :

PLAZA DE ESPAÑA
SÉVILLE, ESPAGNE
11 HEURES DU MATIN
C’est dans la mort, paraît-il, que la vérité se fait jour… Ensei Tankado en avait maintenant la confirmation. Au moment où il portait la main à sa poitrine et s’écroulait au sol en se tordant de  douleur, il entrevit soudain les conséquences de son acte. Des gens accouraient pour lui porter secours. Mais c’était trop tard. Tankado n’avait plus besoin d’aide. En tremblant, il leva son bras gauche et déplia ses doigts. Regardez ! Regardez ma main ! Les gens ouvraient de grands yeux, fixaient cet appendice difforme qui s’agitait, mais sans comprendre. A son doigt, il y avait un anneau d’or gravé. L’espace d’un instant, l’inscription miroita sous le soleil d’Andalousie. Ensei Tankado savait que cette lumière serait la dernière qu’il verrait en ce monde.

  1. lef dit :

    Comme toi j’ai bien aimé ce premier roman de Brown.
    En 2001, entre les célèbres  » Da Vinci Code  » et « Anges et Démons » , Dan Brown a écrit  » Deception Point » , thriller très plaisant à lire. Cette fois-ci il est question de NASA et de météorite dans les glaces de l’Artique. Je le recommande donc pour un bon moment de détente.

    • Musyne dit :

      Maintenant que tu en parles, je me souviens l’avoir lu aussi. Je crois que mon pref’ reste le Da Vinci Code quand même. Probablement parce que c’était le premier que j’ai lu de lui et que du coup, son écriture était une découverte pour moi.

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